La chimie de l’amour

Posté le 26 septembre 2012 avec aucun commentaire

La chimie de l'amour

L’amour serait un simple processus chimique provoqué par différentes hormones et les sentiments seraient en fait programmés. Tout au long de notre évolution, nous ne répondrions seulement qu’à notre instinct de survie et de reproduction. On pense souvent avoir un « type » préféré, un idéal. Il peut s’agir d’un grand brun aux yeux verts ou encore d’une petite blonde aux yeux bleus. Cela importe peu dans le processus de l’amour, il n’est pas rare de tomber amoureux d’une personne ayant un physique à l’opposé de son idéal. Le cerveau ne prend pas en compte ces critères au premier abord, mais plutôt les phéromones et les hormones…

L’amour, une succession de réactions chimiques

Le processus qui conduit au coup de foudre, à la passion et à l’amour est une succession de réactions chimiques. Il est composé de trois hormones : la phényléthylamine, l’ocytocine et l’endorphine. On a tous déjà entendu dire que « l’amour est une drogue ». Cette expression trouve tout son sens puisqu’en fait, la principale hormone sécrétée par le corps lorsque l’on tombe amoureux est de la classe des amphétamines. Les phényléthylamines ou PEA jouent le rôle de neurotransmetteurs dans le cerveau. Elles produisent des sensations proches de celles causées par certaines drogues ou encore par les sports extrêmes. D’où la sensation d’euphories au début d’une relation amoureuse… Elles sont à l’origine d’une certaine hyperactivité et réduisent l’appétit. On peut donc considérer les PEA comme étant les hormones de la passion. Selon les experts, elles auraient une durée de vie assez limitée, jusqu’à 6 ans. Le corps s’habituerait à celles-ci comme il s’habitue à une drogue qui fait de moins en moins d’effet.
Cela ne veut pas dire pour autant qu’une histoire d’amour se termine lorsque le corps ne sécrète plus de PEA. Il existe d’autres hormones qui prennent le relais pour produire d’autres sensations. Ces hormones sont les endorphines et l’ocytocine. Cette dernière est sécrétée lorsque l’on touche une personne que l’on aime, pendant l’accouchement (qui permet à la mère d’aimer son enfant) et durant l’orgasme. Plus il y a d’étreintes, plus on s’aime… Les endorphines, elles, produisent des effets semblables à la morphine. Elles provoquent des sensations de calme, réduisent la douleur et l’anxiété. On appelle cette phase « l’amour attachement ». C’est à ce moment là que l’on peut vivre son amour tranquillement et paisiblement.

Tout est question d’instinct

Selon les scientifiques, l’amour a été induit dans nos sociétés par l’instinct de survie et de reproduction de l’espèce. En effet, les enfants ne pouvant se protéger seuls, il fallait être deux pour s’occuper d’un bébé. L’un le surveillant et l’autre allant chercher à manger. Cela se révèle ne pas être suffisant, l’amour doit aussi permettre aux deux parents de se « supporter », d’apprécier la compagnie l’un de l’autre et d’être mal lorsqu’ils sont séparés, c’est le rôle des hormones. Tout cela se produirait donc dans le seul but de la survie de l’enfant.

Les odeurs : « Je ne peux pas le sentir celui-là »

Les phéromones ou encore les odeurs jouent un rôle très important dans la recherche d’un partenaire. Elles sont produites par des glandes situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans l’aine. On ne les sent pas obligatoirement, elles agissent à distances. Les phéromones traduisent les informations génétiques concernant le système immunitaire. Instinctivement, nous sommes attirés par des patrimoines génétiques très différents du notre. En effet, plus le système immunitaire est vaste, plus l’enfant sera fort et protégé. Généralement, on ne tombe pas amoureux de quelqu’un que l’on ne peut pas « sentir »… Quoique, les mystères de l’amour n’ont pas tous été percés…

Des critères de sélection qui diffèrent chez les hommes et chez les femmes

Encore une fois, l’instinct de survie et de reproduction joue un rôle dans le comportement des hommes dans les relations amoureuses. Au départ, l’homme cherche une compagne qui pourra lui assurer une descendance. Il est attiré par une femme pour ses critères de « fertilité ». Ceux-ci se traduisent par des critères physiques comme des lèvres pulpeuses, des cheveux épais, des yeux brillants… Les critères de sélection des femmes sont plus « pratiques ». Elle recherche un homme qui pourra les protéger elle et son bébé et leur apporter à manger. Il devra donc être fort et robuste. Cela dit, ces critères de sélection changent en fonction des transformations de nos sociétés.

L’amour est donc un mélange de réactions chimiques, d’instinct de survie et d’odeurs. On se rend compte que l’on ne contrôle pas grand-chose dans ce processus amoureux… On ne choisit pas de qui on tombe amoureux, c’est notre cerveau qui le fait pour nous. Cela dit, l’homme n’a toujours pas réussi à percer tous les mystères de l’amour. Il reste de nombreuses zones d’ombre à éclaircir. Et les réponses scientifiques n’expliquent pas tout. Que les romantiques se rassurent, il reste une part de conte de fée dans les histoires d’amour…

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